Ce petit chien japonais au regard de renard fait craquer de plus en plus de familles françaises — et pour cause. Mais entre les annonces alléchantes et les éleveurs peu scrupuleux, trouver un bon élevage de Shiba Inu tient parfois du parcours du combattant. Quelques repères clairs peuvent faire toute la différence.
Shiba Inu : pourquoi l’élevage d’origine change tout ?
Le Shiba Inu est une race au caractère affirmé, indépendante et parfois têtu. Mal socialisé dès les premières semaines, un chiot peut développer des comportements difficiles à corriger. C’est pourquoi les conditions dans lesquelles il a grandi ont un impact direct sur son équilibre à l’âge adulte. Pour tout savoir sur les chiens Shiba Inu avant de vous lancer, mieux vaut s’informer sérieusement sur la race.
Un bon élevage, c’est d’abord un environnement familial où les chiots grandissent en contact avec des humains et des stimulations variées. Les naissances dans un chenil isolé, sans interactions quotidiennes, sont un signal d’alerte. Un éleveur qui vit avec ses chiens et limite le nombre de portées annuelles offre de bien meilleures garanties.
Le LOF et les tests de santé : des vérifications indispensables
L’inscription au Livre des Origines Françaises (LOF), géré par la Société Centrale Canine, garantit qu’un chien est de pure race et que sa généalogie est traçable. Un chiot Shiba Inu LOF se situe généralement entre 1 500 € et 2 500 € en France. Mais le LOF seul ne suffit pas : vérifiez que l’éleveur réalise des tests de santé sur ses reproducteurs, notamment pour la luxation de la rotule et la dysplasie de la hanche. Ces résultats sont consultables via le LOF Select, l’outil numérique de la Société Centrale Canine.
Un éleveur sérieux doit également posséder un numéro de SIRET (élevage déclaré), être en mesure de vous présenter les documents officiels, et proposer un suivi après l’adoption. Si ces éléments font défaut, passez votre chemin.
Les signes qui distinguent un bon élevage… d’un mauvais !
Plusieurs signaux permettent d’évaluer la qualité d’un élevage avant même de s’y rendre :
- La visite est possible : vous pouvez voir les conditions de vie et rencontrer au moins la mère du chiot.
- L’éleveur vous pose des questions : s’il ne cherche pas à savoir dans quel environnement son chiot va grandir, ce n’est pas bon signe.
- Les chiots ne sont pas disponibles immédiatement : les portées de Shiba Inu sont petites (2 à 3 chiots en moyenne), les listes d’attente sont courantes.
- Un prix cohérent : un Shiba Inu vendu autour de 600 € devrait systématiquement vous alerter sur les conditions réelles d’élevage.
À l’inverse, méfiez-vous des annonces sur les plateformes généralistes proposant des chiots sans visite possible. Le Club Français des Chiens Nordiques et Japonais de Spitz (CFCNSJ) recense les éleveurs membres soumis à une charte, et reste une source bien plus fiable pour débuter vos recherches.
Ce qu’il faut vérifier le jour de la visite
La visite sur place est non négociable. Observez l’hygiène des lieux, le comportement des adultes, et l’état général des chiots : un chiot bien socialisé est curieux et confiant. Un comportement craintif peut trahir un manque de stimulation.
Vérifiez que le chiot ne vous est pas remis avant l’âge de 8 semaines, seuil légal en France. Un éleveur sérieux vous remettra un carnet de santé à jour, un certificat de naissance provisoire LOF, et souvent un kit de départ avec des conseils d’éducation. Ces éléments sont le minimum attendu d’un élevage de qualité.
